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Press release  •  3 min

​​Le gouvernement devra prendre de meilleures décisions pour mieux faire face aux défis environnementaux à venir

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Montréal, 20 octobre 2022 - Équiterre félicite les membres du cabinet pour leur nomination mais accueille avec prudence la nomination du nouveau Conseil des ministres. Donnons la chance au coureur, mais certains signaux envoyés ne sont pas pleinement rassurants pour l'environnement et de meilleures décisions doivent émaner de ce cabinet.

« Au cours du prochain mandat, nous souhaitons voir le gouvernement prendre de meilleures décisions en matière de développement économique et énergétique, qui tiendront davantage compte des limites de la disponibilité des ressources au lieu de répliquer le modèle de la surexploitation. Or, la création d’un poste de super ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie est problématique. Déjà que les protections environnementales faisaient les frais des projets industriels et d'infrastructures, le risque de voir s’accélérer la destruction des milieux naturels et des terres agricoles est exacerbé.» affirme Marc-André Viau, directeur, relations gouvernementales chez Équiterre

Équiterre demande notamment de cesser l’utilisation des terres agricoles à des fins industrielles et résidentielles. Que ce soit à Beauharnois ou à Bécancour, les mauvaises décisions économiques ont privé les Québécois(e)s de potentiel agricole important. En ce sens, nos attentes sont élevées envers la ministre Andrée Laforest, qui aura un rôle crucial à jouer dans la définition et la mise en œuvre d’une politique d’architecture et d’aménagement du territoire qui soit cohérente. Nous sommes à la croisée des chemins en matière d’aménagement du territoire, la ministre n’a pas droit à l’erreur.

Par ailleurs, alors que le principal défi lié à la mobilité et aux transports sera de développer le plan d’action 2023-2030 de la Politique de mobilité durable du Québec et d’en atteindre les cibles, nous nous inquiétons des tergiversations passées de la nouvelle titulaire du dossier dans le projet du tramway de Québec, en comparaison à l’appui aveugle accordé au projet de 3e lien. Équiterre est d’avis qu’il est possible de favoriser la mobilité interrives dans la région de Québec, sans favoriser l’étalement de la banlieue et du réseau autoroutier.

Nous voyons par ailleurs d’un bon œil les responsabilités accrues du ministre de l’environnement en matière de protection de la faune, qui sont complémentaires aux autres champs d’action, ce qui devrait offrir les outils nécessaires pour freiner le déclin de la biodiversité. Toutefois, le ministre de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs devra assumer ses pleins pouvoirs afin que cesse l’affaiblissement des protections environnementales. Au cours du dernier mandat, celles-ci, de même que les mécanismes de consultation publique, ont été inutilement affaiblis pour accélérer la construction d'infrastructures. Plusieurs stratégies et projets sont impatiemment attendus, notamment la mise en œuvre de l’élargissement de la consigne ainsi que des stratégies plastique et de développement durable.

Nous voyons le retour en poste du ministre Lamontagne au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, comme une occasion d’accélérer la mise en œuvre du plan d’agriculture durable et de rehausser son ambition. Nous porterons un regard attentif sur le projet de réforme de la Loi sur les agronomes, visant à assurer la séparation de la vente de pesticides et de fertilisants du service-conseil auprès des entreprises agricoles.

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« Au cours du prochain mandat, nous souhaitons voir le gouvernement prendre de meilleures décisions en matière de développement économique et énergétique, qui tiendront davantage compte des limites de la disponibilité des ressources au lieu de répliquer le modèle de la surexploitation. Or, la création d’un poste de super ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie est problématique. Déjà que les protections environnementales faisaient les frais des projets industriels et d’infrastructures, le risque de voir s’accélérer la destruction des milieux naturels et des terres agricoles est exacerbé. »

Marc-André Viau

Directeur, relations gouvernementales chez Équiterre

Équiterre demande notamment de cesser l’utilisation des terres agricoles à des fins industrielles et résidentielles. Que ce soit à Beauharnois ou à Bécancour, les mauvaises décisions économiques ont privé les Québécois(e)s de potentiel agricole important. En ce sens, nos attentes sont élevées envers la ministre Andrée Laforest, qui aura un rôle crucial à jouer dans la définition et la mise en œuvre d’une politique d’architecture et d’aménagement du territoire qui soit cohérente. Nous sommes à la croisée des chemins en matière d’aménagement du territoire, la ministre n’a pas droit à l’erreur.

Par ailleurs, alors que le principal défi lié à la mobilité et aux transports sera de développer le plan d’action 2023-2030 de la Politique de mobilité durable du Québec et d’en atteindre les cibles, nous nous inquiétons des tergiversations passées de la nouvelle titulaire du dossier dans le projet du tramway de Québec, en comparaison à l’appui aveugle accordé au projet de 3e lien. Équiterre est d’avis qu’il est possible de favoriser la mobilité interrives dans la région de Québec, sans favoriser l’étalement de la banlieue et du réseau autoroutier.

Nous voyons par ailleurs d’un bon œil les responsabilités accrues du ministre de l’Environnement en matière de protection de la faune, qui sont complémentaires aux autres champs d’action, ce qui devrait offrir les outils nécessaires pour freiner le déclin de la biodiversité. Toutefois, le ministre de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs devra assumer ses pleins pouvoirs afin que cesse l’affaiblissement des protections environnementales. Au cours du dernier mandat, celles-ci, de même que les mécanismes de consultation publique, ont été inutilement affaiblis pour accélérer la construction d’infrastructures. Plusieurs stratégies et projets sont impatiemment attendus, notamment la mise en œuvre de l’élargissement de la consigne ainsi que de la stratégie plastique et celle de développement durable.

Nous voyons le retour en poste du ministre Lamontagne au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, comme une occasion d’accélérer la mise en œuvre du plan d’agriculture durable et de rehausser son ambition. Nous porterons un regard attentif sur le projet de réforme de la Loi sur les agronomes, visant à assurer la séparation de la vente de pesticides et de fertilisants du service-conseil auprès des entreprises agricoles.

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Pour plus d'informations

Chargée de communications, Relations publiques