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Montréal, 30 septembre 2025 – Dans son dernier discours d’ouverture avant les élections, le premier ministre nous a servi du réchauffé en annonçant son intention d’affaiblir les processus d’autorisation environnementale. Le gouvernement a déjà contourné les protections en place pour certains projets, sans que ça n’ait eu l’effet escompté sur la satisfaction de la population québécoise à son égard.
Les périls du concours de popularité
« Le problème des projets d'infrastructures, ce ne sont pas les autorisations environnementales ou la réglementation, mais bien le financement, la planification et l’exécution. Si le gouvernement croit gagner en popularité en affaiblissant la réglementation environnementale, il va manquer son coup », souligne Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales chez Équiterre.
S’il décide de charcuter des étapes de planification du BAPE, il risque de se retrouver avec d’autres fiascos à la Northvolt. Et s’il pense que réduire le nombre de fonctionnaires va accélérer le processus d’approbation des projets, il se trompe aussi.
Négliger l’adaptation est une erreur
En nous présentant essentiellement des priorités industrielles, le premier ministre a complètement évacué des pans déterminants du développement de la société québécoise.
« Les municipalités doivent réaliser des projets urgents pour s’adapter aux inondations, aux feux de forêt et pour protéger les berges. Les agriculteur(-trice)s ont aussi besoin d’appui face aux sécheresses et aux inondations qui menacent les récoltes. Sans financement, la facture retombera sur la population, avec des taxes municipales et un panier d’épicerie plus chers. Le silence sur ces enjeux parle fort », explique Marc-André Viau.
Le ministre doit se mettre au travail
« Depuis le remaniement ministériel, et encore une fois dans ce discours, le premier ministre nous a répété des anecdotes sur l’environnement. Il est temps que le ministre de l’Environnement fasse son travail : écouter les gens du milieu et comprendre les réalités du terrain, au lieu de se contenter d’appliquer les directives de son patron », conclut Marc-André Viau.
Les bureaux d’Équiterre sont situés sur les territoires autochtones non cédés par voie de traité que nous appelons de nos jours Montréal et Québec. Nous reconnaissons que les Premiers Peuples protègent leurs territoires depuis des temps immémoriaux et utilisent leurs savoirs traditionnels pour garder les terres et les eaux. Nous sommes reconnaissant(e)s de vivre sur ce territoire et tenons à poursuivre nos efforts pour le protéger. Pour en savoir plus
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