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Fact sheet

Kilométrage alimentaire

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Quand vous faites votre épicerie, prenez-vous le temps de vérifier la provenance de ce que vous achetez ? De tourner chaque fruit pour lire la petite étiquette qui indiquera d’où il vient ? De chercher l’information sur les tablettes indiquant si les légumes viennent du Québec ?

La majorité des consommateurs souhaite pouvoir consommer des aliments locaux et pourtant, moins du tiers des aliments consommés au Québec provient d’ici. Le kilométrage alimentaire a pour but de classer les aliments en fonction de la distance qu’ils ont parcouru avant d’atteindre notre assiette.

Malgré le fait que le Québec compte un grand nombre de fermes, nous importons un montant considérable d’aliments de l’étranger. Or, la consommation de produits importés a de nombreux impacts environnementaux, sociaux et économiques: le transport des aliments génère des gaz à effet de serre, les normes de production et les conditions de travail de ces agriculteurs peuvent être moins rigoureuses qu’ici, et les importations nous éloignent d’une plus grande autosuffisance alimentaire.

Voici 3 exemples pour mieux comprendre d’où vient ce que nous mangeons :

LA POMME

  • Fruit emblématique de notre province, la pomme prend des allures exotiques lorsqu’on la rencontre sur nos étalages : États-Unis, Chili, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Italie, France, Argentine (1). Quand on sait que la pomme est le seul fruit québécois qu’on peut consommer à l’année longue, c’est assez surprenant!
  • Pour prendre l’exemple des pommes du Chili, celles-ci parcourent environ 9350 km en bateau, puis environ 600 km en camion pour parvenir à Montréal, pour un total d’environ 9950 km (2).
  • Saviez-vous qu’en 2011, le Québec a exporté des pommes pour une valeur de plus de 3 millions de dollars, mais a aussi importé pour 54 millions de dollars (3) de ce fruit emblématique d’ici, soit 18 fois plus?

LA TOMATE

  • Alors que le Québec regorge de tomates savoureuses en été, la province a importé pour pour une valeur de 14 022 000 $ de tomates fraîches en 2011 (4).
  • Les tomates étrangères proviennent elles aussi principalement des États-Unis, de la Floride en particulier (4). Elles parcourent donc environ 2400 km par camion avant d’atteindre nos paniers d’épicerie. Une grande distance pour un si petit fruit!

LA LAITUE

  • Le Québec a produit environ 52 208 tonnes de laitues en 2011 pour répondre à la demande. Friands de verdure, les Québécois consomment environ 9,65 kg de laitue par personne et par année. (4)
  • Seulement en 2011, le Québec a importé des laitues fraîches pour une valeur de 11 616 000 $, alors que les exportations s’élevaient à 19 775 000 $. Elles proviennent principalement des Etats-Unis, et plus particulièrement de la Floride et parcourent donc environ 2400 km par camion jusqu’à Montréal. Une petite quantité de laitues importées viennent aussi de l’état du Maryland et de la Californie. (4)

POURQUOI PRIVILÉGIER LES FRUITS ET LÉGUMES DE CHEZ NOUS?

L’achat local a de nombreux avantages sociaux, économiques et environnementaux. Il permet entre autres d’encourager l’économie locale, de créer des emplois, en plus de préserver le patrimoine agricole du Québec et de contribuer à la souveraineté alimentaire.

Sources:

(1) Institut de la statistique du Québec. Quantité et valeur mensuelles des importations1 internationales de pommes fraîches selon la provenance, Québec, 2008-20092 et août 2009 à juin 2010. [Page consultée le 8 août 2013]

(2) Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, 2011. Monographie de l’industrie de la pomme au Québec.

(3) Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et l’Institut de la statistique du Québec, 2012. Profil sectoriel de l’Industrie horticole du Québec.

(4) D’après une étude faite en 2004 sur l’avancement de nos sociétés vers des sociétés durables. Dans le chapitre « Watching what we eat ».
Référence : B Halweil, L. Mastny, E. Assadourian, L. Starke, Worldwatch Institute (2004), State of the World, p. 82.

Lorsque les aliments voyagent de longues distances avant d'arriver dans nos assiettes, c’est ce que l’on appelle le kilométrage alimentaire. Cette distance parcourue contribue à l’émission de gaz à effet de serres, mais elle a aussi pour conséquences d’autres impacts négatifs moins connus. En modifiant quelques variables dans nos habitudes de consommation, il est possible de limiter ces impacts sur l’environnement et sur la santé.

Quels sont les inconvénients du kilométrage alimentaire?

L’émission de gaz à effet de serre (GES)

Avant d’être consommés, les aliments voyagent en moyenne 2 500 km. Par exemple, une tomate mexicaine, encore un peu verte à la cueillette, franchira plus de 3 000 km dans un camion réfrigéré avant d’arriver jusqu’ici. Un seul camion de livraison représente plus de 4,5 tonnes d’émissions de GES dans l’atmosphère. Il s’agit de très longs trajets sachant qu’il y a au Québec plus de 1 550 maraîchers québécois qui produisent des légumes destinés à être consommés localement!
Saviez-vous qu’Équiterre a publié un rapport sur la réduction des émissions des camions de transport à Montréal?

L’émission de gaz à effet de serre (GES)

Une grande partie de nos aliments arrivent sur des porte-conteneurs ultra-polluants comme celui-ci.

Avant d’être consommés, les aliments voyagent en moyenne 2 500 km. Par exemple, une tomate mexicaine, encore un peu verte à la cueillette, franchira plus de 3 000 km dans un camion réfrigéré avant d’arriver jusqu’ici. Un seul camion de livraison représente plus de 4,5 tonnes d’émissions de GES dans l’atmosphère. Il s’agit de très longs trajets sachant qu’il y a au Québec plus de 1 550 maraîchers québécois qui produisent des légumes destinés à être consommés localement! Saviez-vous qu’Équiterre a publié un rapport sur la réduction des émissions des camions de transport à Montréal?

La perte de fraîcheur

Particulièrement vrai pour les fruits et légumes, la plupart d’entre eux doivent être cueillis avant leur maturité pour contrer les délais du transport lorsqu’ils sont importés. Leur mûrissement se fait dans le transport et non pas sur la plante au soleil, et il est nécessaire parfois d’y ajouter des agents de mûrissement. En réduisant la durée des trajets entre le consommateur(trice) et le producteur(trice), les produits peuvent être cueillis à maturité et consommés dans un laps de temps très court.

Le saviez-vous ? 🌎

La teneur en nutriments des aliments commence à diminuer dès leur cueillette! Imaginez ce qu’il en reste une fois arrivés chez-nous, comme une framboise du Chilli qui a parcouru 9 000 km!

Le suremballage

Pour survivre aux conditions du trajet et de l’entreposage, faciliter la distribution, et arriver à destination dans une forme attrayante, les aliments qui voyagent sont emballés, voire suremballés. Ils requièrent ainsi de grandes quantités de plastiques et de cartons, faisant que les emballages en provenance de l’industrie alimentaire représentent à eux seuls 70 % de tout ce qui est emballé au Québec.

La qualité du milieu de provenance

Un aliment qui provient d’un autre pays ou continent, c’est un aliment dont les conditions de travail des producteurs ne sont pas toujours connues et adéquates. Dans certains pays, ces dernières peuvent être très faibles, à savoir une faible rémunération, une faible sécurité d’emploi, de longues heures, journées et semaines de travail, des équipements de travail parfois inadéquats, ainsi que peu ou pas d’avantages sociaux.

Qu’est-ce qu’une alimentation respectueuse, rémunératrice et accessible?


  • Une alimentation respectueuse, rémunératrice et accessible?

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Les vraies solutions? Consommer local et surtout de saison!

Acheter local pour réduire son empreinte GES

En achetant des produits locaux issus du circuit-court, c’est-à-dire où il y a qu’un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur, nous réduisons l’empreinte écologique des aliments liée au transport.

Qu’est-ce que le circuit-court?


Acheter local pour réduire son empreinte GES

En achetant des produits locaux issus du circuit-court, c’est-à-dire où il y a qu’un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur, nous réduisons l’empreinte écologique des aliments liée au transport. Par exemple, l'initiative des Paniers Bio le met a très bonne utilisation en mettant a disposition des fermiers près de chez vous qui livrent des paniers sains et durables.

Acheter local : un choix gagnant pour manger frais, profiter de l’abondance de nos récoltes et se réapproprier nos saisons

Une façon simple de se passer d’aliments qui ont longtemps voyagé est d’acheter local en saison, c’est à-dire lorsque l’abondance des produits issus de notre agriculture est à son apogée (à l’été et en automne). Acheter en saison nous permet aussi de faire des achats davantage économiques, d’acheter en plus grande quantité et ainsi de se faire des réserves qui, une fois bien conservées (mise en conserve), entreposées ou surgelées, seront à portée dans notre garde-manger toute l’année. Sans oublier que lorsqu’on cueille un fruit ou légume à maturité, cela permet d’augmenter la qualité nutritionnelle que celui-ci nous procure pour bénéficier de tous ses nutriments et vitamines.

Connaître la disponibilité des fruits et légumes du Québec

Trucs de conservation : petit guide pour conserver ses fruits et légumes plus longtemps


Pour en savoir plus sur l'achat et la conservation d'aliments frais

Acheter local : l’opportunité de remédier aux emballages

Comme les produits locaux n’ont souvent pas besoin d’être suremballés puisqu’ils ont une courte distance à parcourir, ils génèrent moins de déchets. De plus, acheter ici permet de plus en plus d’avoir accès à des produits en vrac, ce qui offre la possibilité de choisir ses aliments .

Découvrir quelques trucs simples pour se nourrir sans déchets


Moins de kilométrage alimentaire : un plus pour notre autonomie

La crise sanitaire nous a rappelé l’importance de la souveraineté alimentaire. En cas de fermeture des frontières et en raison de l’instabilité du commerce de certains produits, nous avons aussi réalisé qu’être capables de produire et transformer ici une plus grande partie de ce que l’on consomme est la clé! Et pour y parvenir, réduire le plus possible la distance parcourue par nos aliments est une solution accessible.